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not setVous êtes freelance et vous attendez un bébé ? Bonne nouvelle : depuis 2020, les travailleuses indépendantes bénéficient du même congé maternité que les salariées. Vous avez droit à une durée d'arrêt de 16 à 46 semaines selon votre situation, avec une allocation forfaitaire pouvant atteindre 4 005€ et des indemnités journalières de 65,84€ par jour. Mais contrairement aux salariées, vous ne bénéficiez pas d'une mutuelle d'entreprise pour compléter vos remboursements. Une bonne raison d'anticiper votre protection santé.
Dans ce guide, vous découvrirez vos droits complets, les montants 2026, les démarches à suivre et comment bien vous protéger pendant cette période si particulière.

Sommaire
Vous recherchez une assurance santé ?
Les conditions
Les durées
Les montants 2026 (taux plein)
⚠️ Important : Ces montants dépendent de votre chiffre d'affaires moyen des 3 dernières années (RAAM). En dessous de 4 582€ de revenu annuel, vous ne toucherez que 10% de ces montants.
💡 À savoir : Sans mutuelle d'entreprise, une bonne complémentaire santé TNS vous protège pendant votre grossesse et couvre les dépassements d'honoraires, examens complémentaires et hospitalisations.
Pour bénéficier du congé maternité et percevoir les indemnités, vous devez remplir deux conditions simples :
6 mois d'affiliation minimum
Vous devez être affiliée à la Sécurité sociale au titre d'une activité indépendante (ou assimilée) depuis au moins 6 mois à la date prévue de votre accouchement. Si vous avez exercé une activité salariée ou perçu le chômage juste avant, ces périodes peuvent être prises en compte.
Cessation totale d'activité
Vous devez arrêter complètement votre activité pendant au moins 8 semaines consécutives, dont obligatoirement 6 semaines après l'accouchement. Cette règle est non négociable pour percevoir vos indemnités.
Depuis 2020, une bonne nouvelle : vous n'avez plus besoin d'être à jour de vos cotisations sociales pour ouvrir vos droits. Le congé maternité n'est plus conditionné au paiement de vos cotisations.
Quel que soit votre statut juridique, vous bénéficiez du congé maternité :
Toutes ces situations vous donnent accès aux mêmes droits auprès de votre CPAM.

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La durée de votre congé varie en fonction du nombre d'enfants que vous attendez et de ceux déjà à votre charge. Voici un tableau récapitulatif :
| Situation | Avant naissance | Après naissance | Total |
|---|---|---|---|
| 1er ou 2e enfant | 6 semaines | 10 semaines | 16 semaines |
| 3e enfant ou plus | 8 semaines | 18 semaines | 26 semaines |
| Jumeaux | 12 semaines | 22 semaines | 34 semaines |
| Triplés ou plus | 24 semaines | 22 semaines | 46 semaines |
Pour être indemnisée, vous devez respecter un arrêt minimum de 8 semaines, dont 6 semaines obligatoires après l'accouchement. C'est une règle stricte, même si vous vous sentez en pleine forme et avez envie de reprendre rapidement.
Vous pouvez toutefois aménager votre congé avant la naissance : avec l'accord de votre médecin, il est possible de reporter jusqu'à 3 semaines de votre congé prénatal vers le postnatal. Concrètement, au lieu de 6 semaines avant + 10 semaines après, vous pouvez faire 3 semaines avant + 13 semaines après.
Grossesse pathologique
Si votre grossesse présente des complications médicales (diabète gestationnel, hypertension, risque d'accouchement prématuré), votre médecin peut prescrire un congé pathologique supplémentaire de 15 jours minimum avant l'accouchement, ou jusqu'à 4 semaines après. Ces jours sont indemnisés au même taux que votre congé maternité classique.
Accouchement prématuré
Si votre bébé naît plus de 6 semaines avant la date prévue, votre congé postnatal est automatiquement allongé. Les jours de congé prénatal non pris sont reportés après la naissance, avec une période supplémentaire correspondant au nombre de jours entre la naissance effective et le début prévu de votre congé.
Accouchement tardif
Si bébé prend son temps, la date de fin de votre congé postnatal reste inchangée. C'est le prénatal qui se prolonge automatiquement jusqu'à l'accouchement.
Cette aide compense la baisse de votre activité pendant votre grossesse et les premières semaines de vie de votre enfant.
Montant 2026 au taux plein : 4 005€
Elle est versée en deux fois :
En cas d'accouchement prématuré avant la fin du 7e mois, l'intégralité est versée en une seule fois après la naissance.
Vous recevez une indemnité pour chaque jour de cessation d'activité professionnelle, week-ends et jours fériés inclus. Ces indemnités sont versées tous les 14 jours pendant toute la durée de votre congé.
Montant 2026 au taux plein : 65,84€ par jour
Après retenue de la CSG et de la CRDS, vous touchez environ 61,40€ nets par jour.
Combien ça représente au total ?
| Situation | Durée en jours | Total IJ brut |
|---|---|---|
| 1er ou 2e enfant | 112 jours | 7 374€ |
| 3e enfant ou plus | 182 jours | 11 983€ |
| Jumeaux | 238 jours | 15 670€ |
| Triplés ou plus | 322 jours | 21 200€ |
Pour un premier enfant avec congé de 16 semaines, vous percevez donc environ 11 379€ au total (allocation forfaitaire + indemnités journalières).
Le montant de vos prestations dépend de votre Revenu d'Activité Annuel Moyen (RAAM) calculé sur les 3 dernières années civiles complètes.
La méthode de calcul :
Si votre RAAM est inférieur à 4 582€, vous ne toucherez que 10% des montants, soit 400,50€ d'allocation forfaitaire et 6,58€ par jour d'indemnités journalières.
Exemple concret :
Marie est consultante freelance en stratégie digitale (BNC).
Son RAAM est supérieur à 4 582€, elle bénéficie donc du taux plein : 4 005€ + (65,84€ × 112 jours) = 11 379€ pour 16 semaines de congé.
Si vous avez créé votre activité récemment ou si votre RAAM est trop faible, vous pouvez demander à votre CPAM de recalculer vos droits en prenant en compte votre ancienne activité salariée ou vos périodes de chômage indemnisé.
Cette démarche se fait via le téléservice "Demande de réétude de dossier indemnités journalières" disponible sur le site demarches-simplifiees.fr.
Dès que votre grossesse est confirmée, déclarez-la à votre CPAM avant la fin du 3e mois (14 semaines de grossesse). Votre médecin ou sage-femme remplit le formulaire de déclaration que vous envoyez via votre compte Ameli.
Vous recevrez ensuite votre carnet de maternité, disponible en ligne dans l'onglet "Documents" de votre espace personnel. Ce carnet contient tous les formulaires nécessaires pour la suite.
Au 7e mois de grossesse :
Envoyez votre feuille d'examen prénatal du 7e mois à votre CPAM. Vous recevrez la première moitié de l'allocation (2 002,50€).
Après l'accouchement :
Transmettez le certificat d'accouchement. La seconde moitié (2 002,50€) vous sera versée.
Pour déclencher le versement de vos indemnités journalières, vous devez transmettre à votre CPAM :
Ces documents doivent indiquer au minimum 8 semaines d'arrêt, dont 6 après l'accouchement.
Si les indemnités journalières compensent votre perte de revenus, elles ne règlent pas tout. En tant que freelance enceinte, vous faites face à des frais de santé que les salariées n'ont pas :
Pas de mutuelle d'entreprise
Contrairement aux salariées qui bénéficient d'une complémentaire santé prise en charge à 50% minimum par leur employeur, vous devez financer seule votre mutuelle.
Des dépassements d'honoraires fréquents
Gynécologue, anesthésiste, pédiatre : les spécialistes pratiquent souvent des dépassements non remboursés par l'Assurance Maladie. Sans mutuelle adaptée, ces frais restent à votre charge.
Des examens complémentaires
Échographies supplémentaires, analyses spécifiques, préparation à l'accouchement : tous ces soins ne sont pas remboursés à 100% par la Sécurité sociale.
L'hospitalisation
En cas de césarienne ou de complications, les frais peuvent vite grimper. Une chambre particulière, essentielle pour vous reposer quand vous devrez rapidement reprendre votre activité, n'est pas prise en charge.
💸 Exemple concret : Une césarienne avec dépassements d'honoraires et chambre particulière peut coûter entre 1 500€ et 3 000€ de reste à charge sans mutuelle adaptée.
Une bonne mutuelle TNS doit couvrir :
Hospitalisation renforcée
Maternité spécifique
Soins courants majorés
6 à 12 mois avant la grossesse
Pendant la grossesse
Après l'accouchement
Si vous exercez à la fois une activité salariée et une activité freelance, vous cotisez aux deux régimes. Vous pouvez donc potentiellement cumuler les prestations maternité des deux côtés, à condition d'être affiliée depuis 10 mois dans chaque régime.
Deux options s'offrent à vous :
Comparez les montants selon votre situation pour voir ce qui est le plus avantageux. Dans tous les cas, vous devez déclarer votre double affiliation à votre CPAM.
Le congé maternité des travailleuses indépendantes a considérablement évolué depuis 2020, avec des droits désormais alignés sur ceux des salariées. Vous pouvez vous arrêter entre 16 et 46 semaines selon votre situation, et percevoir jusqu'à 11 379€ d'indemnités pour un premier enfant.
Mais la réalité d'une freelance reste différente de celle d'une salariée : pas de mutuelle d'entreprise, des revenus variables, et la nécessité d'anticiper votre absence. Une bonne préparation et une protection santé adaptée vous permettront de vivre cette période sereinement, sans stress financier ni mauvaises surprises.
Chez Alan, nous accompagnons des milliers de travailleuses indépendantes avant, pendant et après leur maternité avec une assurance santé pensée pour les TNS :
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Non, vous devez cesser toute activité professionnelle active pendant au moins 8 semaines (dont 6 après l'accouchement). Si la CPAM découvre que vous avez continué à travailler, elle peut vous demander de rembourser les indemnités perçues. En revanche, les revenus passifs (formations en ligne, abonnements) qui tombent sans intervention de votre part ne remettent pas en cause vos droits.
Non, les indemnités journalières maternité ne sont pas imposables. Vous n'avez pas à les déclarer aux impôts ni à les inclure dans votre chiffre d'affaires URSSAF. Seule l'allocation forfaitaire de repos maternel est soumise à la CSG et à la CRDS.
Vous n'avez malheureusement pas droit au congé maternité au titre de votre activité de micro-entrepreneuse. En revanche, si vous avez une autre activité (salariée) ou si vous touchiez le chômage avant, vous pouvez peut-être ouvrir des droits via ce régime. Contactez votre CPAM pour une étude de votre situation.
Même si vous ne travaillez pas, vous devez continuer à faire vos déclarations de chiffre d'affaires à l'URSSAF. Déclarez simplement 0€ pour les périodes concernées. Si vous générez des revenus passifs, déclarez-les normalement quand ils sont encaissés.
Mis à jour le 20/03/2026
Publié le 20/03/2026
92% de nos membres déclarent être satisfaits ou très satisfaits par Alan (mai 2025).
