
Article Preview
Translation Key :
coaching_guide_wellbeing
La plupart des burnouts ne surgissent pas du jour au lendemain. Ils s'installent discrètement, semaine après semaine.
Après 3 ans chez Alan à la fois en tant que coach et coachée, j'ai développé une capacité à repérer ces signaux tôt, avant qu'il ne soit trop tard, et à avoir le courage de les nommer.
Voici ce que j'ai appris : je me suis crée ma checklist de signaux bien-être, une vraie approche pour aborder des conversations plus difficiles, et pourquoi les coachs ont, eux aussi, besoin d'être coachés.
Entrez dans les coulisses de notre Coaching Academy ! À travers notre expérience, nous vous dévoilons les pratiques de coaching qui font leurs preuves au quotidien en remettant l'épanouissement des collaborateurs au coeur du réacteur.
Vous êtes fatigué·e depuis 4 semaines. Vous avez laissé tomber votre cours de yoga du mardi. Des petites remarques, qui d'ordinaire n’auraient pas d’importance, vous semblent maintenant des attaques personnelles. La plupart des gens ne se lèvent pas un matin en disant « Je suis en burnout ». Ils y sombrent par de petits pas, invisibles.
Quand je coache un Alaner, je me concentre sur sa croissance individuelle et son engagement sur le long terme. Ces échanges sont confidentiels, dans un espace de confiance et de sécurité psychologique. Pourquoi est-ce important ? Parce que des personnes engagées et épanouies ne font pas que bien performer, elles s'épanouissent.
En 3 ans, j'ai eu d'innombrables conversations de coaching, en tant que coach et en tant que coachée. J'ai vu des personnes grandir, lutter, se débloquer, et parfois s'épuiser. J'ai appris à repérer les signaux précoces, discrets, avant que quelqu'un dise « Ça ne va pas », et à avoir le courage de nommer ce que je vois, même si ce n'est pas forcément confortable.
Grâce au coaching, j'ai appris un principe primordial, celui de repérer les signaux de mal-être tôt, avant qu'ils ne deviennent critiques. J'ai développé ce que j'appelle ma « checklist de signaux de bien-être ». L'idée principale est la suivante : apprendre à lire entre les lignes, car rares sont celles et ceux qui entrent en 1:1 en annonçant qu'ils vont mal.
Avant nos sessions de coaching, je demande à mes coachés de répondre par écrit à quelques questions de réflexion : Sur une échelle de 1 à 10, comment vous sentez-vous ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui vous a donné de l'énergie cette semaine, et qu'est-ce qui vous en a pris ?
Voici quelques signaux positifs que je recherche : optimisme, résilience émotionnelle, énergie, relations solides et entraide avec les collègues. Quand ça s'estompe, je suis vigilante.
⚡ Energie : sont-ils toujours fatigués ou est-ce fluctuant ? Dans combien de 1:1 d'affilée ont-ils mentionné l'épuisement ? De petites remarques les touchent-ils plus que d'habitude ?
🎯 Equilibre vie pro/vie perso : continuent-ils leurs loisirs et leurs relations ? Ou abandonnent-ils de plus en plus les activités et sports après le travail ?
📊 Charge de travail : parlent-ils d'un stress temporaire (deadline projet, saisonnalité, etc.) ou d'une intensité constante ? Atteignent-ils leurs objectifs ? Ou les délais glissent-ils sans raison claire ?
💬 Réaction aux feedbacks : sont-ils réceptifs et curieux, ou sur la défensive et négatifs ?
🤝 Liens avec l'équipe : sont-ils toujours présents dans la vie d'équipe, ou en retrait des moments collectifs ? Sentiment d'isolement ? Moins réactifs sur les canaux ? Moins de préparation pour nos 1:1 ?
🏥 Santé : mentions au passage de rendez-vous médicaux, troubles du sommeil, maladies fréquentes, signes de stress ?
Ce sont des « signaux doux ». Pris isolément, ils ne veulent pas dire grand-chose. Mais quand deux ou trois se regroupent sur quelques semaines, je sais qu'il faut demander frontalement : « Comment vas-tu vraiment ? »
Je pense à une coachée, sincère, chaleureuse, travailleuse, incapable de faire les choses à moitié. Elle se souciait profondément de son travail, des autres, du fait de bien faire. Et pourtant, semaine après semaine, quelque chose n'allait pas. Elle était tout le temps fatiguée, au travail et le week-end. Les runnings qu'elle aimait, les balades, les voyages, tout avait disparu progressivement. Elle voyait son médecin régulièrement, essayait d'écouter son corps sans ralentir. Et, quelque part en route, elle n'entendait plus les feedbacks comme avant. L'ouverture et la curiosité s'étaient éteintes.
Pris séparément, rien d'alarmant. Ensemble ? Elle devenait une autre version d'elle-même, sans s'en rendre compte. Moi, si.
Repérer les signaux, c'est la moitié du travail. Savoir agir, c'est là que le coaching devient concret. Quand je vois des schémas préoccupants émerger, je suis une approche en 3 étapes:
Je ne leur donne pas de solution. On la trouve ensemble, selon leurs besoins. Et surtout, je fais un suivi. On fixe des points clairs : « On se reparle dans 1 semaine pour voir comment tu vas. Je vais continuer à demander, parce que je tiens à toi. » Le suivi montre que ce n'est pas une case à cocher, mais un engagement réel pour leur bien-être.
Un exemple marquant : j'ai commencé à voir des signaux préoccupants chez une coachée qui avait rejoint Alan il y a 5 mois. Un sujet personnel la pesait, et déteignait silencieusement sur son travail. Elle savait qu'elle avait besoin de repos. Mais elle ne voulait pas décevoir l'équipe. J'ai nommé ce que je voyais : être à moitié présente ne protégeait personne. Une version intermittente d'elle n'aidait pas non plus l'équipe. Je l'ai poussée, avec douceur mais clarté, à prendre du temps off.
Elle a été soulagée. Elle est revenue reconnaissante du temps pris, d'avoir été entendue et soutenue. Elle est revenue plus forte.
Dans chaque relation de coaching, je me demande : et si cette personne fait un bilan dans un an, dira-t-elle que je l'ai vraiment aidée et que je lui ai dit la vérité ? Pas la vérité pratique. Pas la vérité confortable. La vérité, livrée avec soin, appuyée sur des faits, et portée par une réelle croyance en son potentiel. C'est ce que j'apprends à faire. Certains jours, je le fais bien. D'autres, je cherche encore.
Alors que je m’améliore constamment à repérer des signaux préoccupants chez mes coachés, il m’est arrivée de rester aveugle aux miens. C'est là qu'est intervenue Juliette, ma coach.
Le défi n'était pas la performance au travail, c'était trouver un équilibre soutenable quand la vie privée est complexe. Être maman, soutenir les rêves professionnels de mon conjoint, et être pleinement présente au travail. L'équation impossible qui ne tombe jamais juste, n’est-ce pas ?
Je peinais parce que j'essayais de rendre parfaite une situation imparfaite, en m'épuisant. Ma coach m'a aidée à voir les choses différemment : cette organisation ne sera jamais parfaite. Et c'est ok. Le déclic, ce n'était pas de trouver « le bon » équilibre. C'était d'accepter que l'équilibre change chaque semaine, parfois chaque jour. Au lieu de lutter contre l'imperfection, je pouvais l'embrasser et faire de petits ajustements intentionnels.
Nous avons alors travaillé sur des choses très concrètes :
Cet équilibre ne sera pas simple à maintenir. Garder un regard positif en jonglant avec plusieurs rôles exigeants n'est pas une victoire unique. C'est un travail continu.
Avoir une coach qui voit quand je tire trop et m'aide à me reconnecter à mes besoins change tout pour rester engagée. Il est difficile d’appréhender ses propres schémas, c’est pour cette raison que j’ai à coeur de les repérer chez mes coachés.
Alors, voici ma question pour vous : qui autour de vous envoie des signaux discrets en ce moment, et qu'est-ce qui vous retient d'aller prendre de ses nouvelles ?
Mis à jour le 17/03/2026
Publié le 12/03/2026
92% de nos membres déclarent être satisfaits ou très satisfaits par Alan (mai 2025).
